06-12-2010

LES PRIX QUI SONT TROP ELEVES, LES PRIX QUI SONT TROP BAS, POURQUOI?

Nous venons d’apprendre que, après avoir atteint leur minimum historique, les taux de crédit immobilier vont s’apprêter à remonter ce qui, peut-être, “bloquera” le processus de reprise de la  flambée des prix auquel nous venons d’assister, notamment dans l’agglomération parisienne où l’on paie des centaines de milliers d’euros des logements aux limites de l’indécence-au sens “écologique” du terme”. C’est oublier que les vrais “primo-accédants”, ceux qui ne bénéficient pas d’une aide familiale ou d’un héritage en guise d’”apport”, n’existent plus dans la capitale et que, surtout, la sphère immobilière parisienne constitue une immense bulle spéculative, qui, contrairement à ce que disent les technocrates à l’origine du “Grand Paris”, ne fait pas vivre la France mais jouit d’une croissance alimentée exclusivement à la spéculation, nous le disions, par la simple présence des sièges sociaux qui font leurs bénéfices à l’étranger et… à l’argent du contribuable qui “passe” dans le traitement des agents et dans la commande publique qui fait vivre des entreprises comme “Véolia”. En outre, le mode de vie parisien, et citadin en général, implique des besoins qui sont de moins en moins satisfaits à partir de produits fabriqués sur le territoire national ce qui, finalement, même si la désindustrialisation comporte quelques aspects bénéfiques, s’avère encore moins “écolo” compte tenu du transport des produits et de l’assistanat généré proportionnellement en province où les gens ne vivent ni de leurs revenus ni de leurs propres produits.

Nombre d’agriculteurs français se plaignent, et ils ont  certainement raison, de la faiblesse de leur rémunération. Mais encore faut-il comparer celle-ci aux coûts de production, ce qui donne la raison de la faiblesse de leurs bénéfices, ainsi que de la faiblesse des prix à la consomation, ce qui donne l’impression d’une marge importante des “intermédiaires”.

C’est avant tout à cela qu’il faut s’attaquer mais cela nous conduit aussi à comparer les prix “français” aux prix étrangers pour se rendre compte que, finalement, le vrai problème consiste dans le décalage entre les prix des produits produits sur notre territoire et les prix produits à l’extérieur de notre territoire.

 

Ne vaudrait-il pas mieux que nos concitoyens achètent plus cher des produits qui contribuent à faire vivre le pays plutôt que moins cher des produits qui le ruinent?

 

Dans le même ordre d’idées, nombre de consommateurs se plaignent de la montée des prix énergétiques et notamment de la facture E.D.F. qui pourtant doit servir à l’énergie photovoltaique et du moins à l’entretien des centrales nucléaires qui seules permettent à notre pays de faire face à une grosse atteinte à ses intérêts vitaux, mais savent-ils que la consommation leur reviendrait beaucoup plus cher si E.D.F. ne bénéficiait pas d’argent public! Et l’on sait que l’usage du chauffage électrique est souvent disproportionné eu égard aux besoins!

Et ceux qui se plaignent de la flambée des prix de l’essence, ont-ils conscience que l’essence finance en partie l’Etat-Providence via la T.I.P.P. et que, par ailleurs, l’achat des produits importés encourage l’utilisation des produits pétrôliers dans les pays “émergents”?

 

En revanche, ils ne se plaignent que peu de la flambée des prix de l’immobilier ou autres phénomènes strictemement “spéculatifs” qui plombent leur budget sans pour autant faire vivre l’économie qui, seule, leur permettrait de diminuer les prélèvements obligatoires…

 

Et quand certains se plaignent des prélèvements obligatoires, ils “oublient” les contreparties d’un Etat-Providence dont ils profitent aussi qu’il s’agisse des retraites, des services publics gratuits ou du remboursement des frais médicaux alors que le niveau des déficits prouve que, au niveau global, ils touchent plus qu’ils ne reversent.

D’ailleurs, n’est-ce pas indécent d’invoquer la “solidarité nationale” pour le citoyen qui passe ses vacances à l’étranger ou le chef d’entreprise qui qui licencie des “quinquas”en âge de travailler en se plaignant ensuite du niveau des charges sociales?

 

Moralité : il vaudrait mieux que les  Français soient regardants sur les prix pour ce qui concerne les “bulles” financières” ou spéculatives plutôt que pour les produits qui contribuent à faire vivre leur économie.

 

Loin de les culpabiliser, je pense tout de même qu’il faut les responsabiliser ce qui passe par une communication active mais aussi par, puisque c’est désormais nécessaire étant donné l’approche du seuil fatidique des 100% d’endettement public, des “plans de rigueur” qui décourage de facto la première option voire encouragent la seconde en rendant les prix des produits d’importation moins “compétitifs”.

 

Ou alors, et ce n’est pas incompatible,  il faut encourager une “économie parallèle” comme, “concurrence déloyale oblige”, on le fait déjà dans le secteur agricole avec les A.M.A.P. mais il faut pour cela accepter l’idée de se passer de l’Etat-Providence avec ce que cela entraîne..

Publié par ecoloreac dans Non classé | RSS 2.0

Laisser un commentaire

Le Pays |
Les incendies en France |
News |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | aidoCopro
| l'actue des starlette
| INDIGNEZ VOUS!