Archives pour février 2011

11-02-2011

MAM ET LA TUNISIE : QUE LES FRANCAIS ARRETENT D’ALLER EN VACANCES EN AFRIQUE DU NORD ET QUE LES NORD-AFRICAINS ARRETENT DE VENIR PROFITER DE LA COLLECTIVITE EN SACRIFIANT LA PLANETE

La pomémique sur les vacances en Tunisie, pays dont il est un peu trop question à mon goût dans les media actuellement, tombe à pic pour rappeler l’évidence que, en période de nécessaires restrictions, les ministres doivent montrer l’exemple aux citoyens et ce, pas seulement lorsqu’ils utilisent l’argent du contribuable directement car, si l’on raisonne sur un plan « indirect », il est évident que tous les vacanciers français dans ces régions il y a quelques mois encore décrites comme « paradisiaques » se priveraient un peu de ce type « d’extra »…si la collectivité ne leur fournissait pas les  »services » d’un « Etat-Providence » au bord de la faillite. En effet, comment croire un citoyen qui aurait des difficultés en cas de déremboursement de certains médicaments s’il se paye de si jolis voyages que ses grands-parents ne se permettaient pas, sauf en tant que « colons »?

C’est un peu la même problématique que, un peu à l’inverse, bien qu’il n’y ait pas trop de rapport entre la Tunisie et l’Egypte et le l’Egypte ne soit pas vraiment un pays d’émigration vers la France malgré de réels liens de « francophonie », les Nord-Africains qui viennent en France, souvent leur ancienne métropole d’ailleurs, pour bénéficier des mirages d’une « société de consommation de masse » directement à l’origine du risque croissant de faillite publique comme de catastrophe écologique et ce, en augmentant objectivement ce type de risque sans le diminuer chez eux où la société « traditionnelle » a besoin d’eux pour construire un modèle de développement équilibré sans y mêler l’Occident autrement que par des relations diplomatiques. Comme ils consomment aussi nombre de médicaments utiles et moins utiles, on peut penser que l’Aide Médicale d’Etat ne se justifie que…pour des raisons d’expériences médicales nécessaires ou en échange de sérieuses contreparties en termes de services d’intérêt général, par exemple au profit de l’agriculture biologique ou de l’installation de panneaux solaires « made in France »!

 Une chose est sûr: ces trajets en avion incessants coûtent  cher et polluent la planète et il est temps d’y remédier!

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08-02-2011

POUR UNE ECOLOGIE DE DROITE

Chantal Jouanno a été chargée d’expliquer la différence entre la vision de Nicolas Sarkozy et celle des Verts.

POUR UNE ECOLOGIE DE DROITE coeur-Écolos, oui, mais pas à la mode Verte. Échaudés par la très courte victoire de l’UMP, Jean-Frédéric Poisson contre son adversaire de Europe Écologie, il y a dix jours, lors de la législative partielle des Yvelines, les stratèges de l’UMP veulent désormais opposer la vision sarkozyste du développement durable à celle du parti de Cécile Duflot. Lundidernier, à la demande de Xavier Bertrand pour le parti et de Claude Guéant pour l’Élysée, la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Chantal Jouanno, s’est attelée à la rédaction d’un argumentaire en faveur d’une «écologie de droite». Elle a rendu sa copie lundi. Cinq pages pour démontrer que «l’UMP et les Verts, les deux seules formations à avoir placé l’écologie en tête de leurs priorités, ont les mêmes objectifs, mais pas les mêmes fondamentaux», explique la rédactrice du texte. «À droite, ce sont toujours les valeurs de liberté, de libre choix et de travail qui fondent notre vision de l’écologie, sans oublier l’indépendance nationale, que nous refusons de sacrifier en renonçant au nucléaire, affirme-t-elle. Les Verts, eux, sont pour la décroissance et contre l’interdiction de tout progrès.»

L’argumentaire de Chantal Jouanno est en cours de validation. La secrétaire d’État a en outre commencé la semaine dernière à Bordeaux une tournée des fédérations UMP pour vendre aux cadres et aux militants la taxe carbone, qui sera intégrée à la loi de finances, et le Grenelle II, actuellement en discussion au Sénat. Deux sujets qui laissent l’électorat traditionnel de la droite indifférent, quand ils ne l’exaspèrent pas. D’où l’intérêt de promouvoir la vision sarkozyste de l’«écologie positive», ou «écologie plaisir», selon la formule de Frédéric Lefebvre.

Le porte-parole de l’UMP, qui consacre un chapitre du livre qu’il rédige actuellement à la question du développement durable, préconise d’«opposer une approche pragmatique, fondée sur de nouveaux comportements, à une idéologie verte qui s’est construite en réaction contre». «Il n’est pas question de céder sur nos convictions, ajoute Lefebvre. Sur la taxe carbone, par exemple, les Verts ont eu beau hurler, l’électricité n’a pas été concernée».

Pour se défendre de faire la course à l’échalote écologiste, les représentants de la majorité ont toujours à leur disposition l’argument ultime : leur attachement au nucléaire, dont Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il n’était «pas négociable». Xavier Bertrand a aussi demandé au député des Bouches-du-Rhône Éric Diard, secrétaire national de l’UMP chargé de la croissance verte et de l’énergie, de faire plancher un groupe de parlementaires sur le concept d’«écologie populaire». Quand la taxe carbone viendra en discussion à l’Assemblée, le parti sortira un tract de quatre pages sur les vraies et fausses affirmations qui courent à propos de cette taxe. La couverture représente une planète en flammes. «Dire qu’il vaut mieux taxer la pollution que le travail, c’est cohérent avec nos valeurs», souligne Xavier Bertrand.

Reste une autre question, soulevée notamment par le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet : «La droite a-t-elle intérêt à favoriser l’émergence d’un courant attrape-tout, Verts-MoDem, qui peut aboutir à des majorités improbables en surfant sur le rejet et l’usure des autres sensibilités ?» «Ce n’est pas notre faute si les socialistes sont à la ramasse, et ce n’est pas à nous de définir le profil de nos adversaires», riposte Frédéric Lefebvre, en ajoutant : «Je ne suis pas d’accord avec Longuet. Ce n’est pas un risque pour nous qu’il y ait deux forces qui s’équilibrent à peu près à gauche». «Le problème est d’abord celui du PS, complète Christian Jacob, président de la commission du développement durable de l’Assemblée. Les Verts prennent l’oxygène aux socialistes et au MoDem. Ils explosent les compteurs. On n’était pas habitués à les voir à ce niveau-là, mais ça doit nous encourager à nous positionner sur ces sujets et à assumer complètement nos choix». «On n’est qu’au début de ces nouveaux clivages, prédit Xavier Bertrand. Mieux vaut les vivre en acteurs qu’en spectateurs

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