Archives pour novembre 2012

30-11-2012

LA COORDINATION RURALE EN ROUTE POUR LA VICTOIRE D’UNE VISION TRADITIONNELLE ET RAISONNABLE DE L’AGRICULTURE AUX DEPENS DE LA VISION SUBVENTIONNISTE ET LIBRE-ECHANGISTE DE LA FNSEA

Elections aux chambres d’agriculture

La Coordination rurale croit en sa victoire (congrès)

Publié le mercredi 28 novembre 2012 – 16h54

Elections aux chambres d'agriculture : la Coordination rurale croit en sa victoire (congrès)« Aux urnes ! » « On les aura ! » Les militants de la Coordination rurale (CR) sont apparus très remontés contre le syndicalisme majoritaire, lors de leur congrès qui s’est tenu au Mans, le 28 novembre 2012. Heureux calendrier pour le syndicat, à deux mois des élections aux chambres d’agriculture…

 

Un seul objectif pour les troupes : faire passer la FNSEA sous la barre des 50 %. Et la stratégie est sans ambiguïté : attaquer « le vieux syndicat » sur tous les fronts.

 

« On la retrouve à la tête des banques, des coopératives, des assurances, des chambres d’agriculture… Il faut casser ce monopole », a martelé Bernard Lannes, président de la CR. A la tribune, c’est le président Xavier Beulin qui est directement visé : « La seule solution qu’il propose est de faire des producteurs des apporteurs de matière première à bas prix et nous lier à l’agroalimentaire par des contrats défavorables. Ce n’est pas le rôle d’un syndicat agricole ! La consanguinité est tueuse ! »

 

Et François Lucas, vice-président de la CR, de rappeler les origines de son syndicat, né après « la trahison de soi-disant syndicalistes » des années 1980-90 : « En embrassant le mythe de la vocation exportatrice de l’agriculture, ils ont empoisonné notre métier ! »

 

Entre « un syndicalisme voué aux industriels » et les thèses de la Confédération paysanne jugées écologiques, la CR entend proposer aux « déçus » des autres syndicats « un juste milieu, en défendant les revenus et en restant au niveau des agriculteurs ». « Pour la première fois, nous pouvons envisager de rééquilibrer le paysage syndical », a affirmé Bernard Lannes, sous les applaudissements nourris des 700 congressistes.

 

La Coordination rurale a par ailleurs voulu faire office de « poil à gratter » en mettant au cœur de son congrès deux sujets polémiques : la thèse du docteur Bernard Beauzamy, directeur de la Société de calcul mathématique SA, qui dénonce l’absence de base scientifique à la norme concernant les nitrates, et « l’imposture hydrologique qui fait passer les agriculteurs pour des pollueurs d’eau ».

 

« Personne n’ose mettre ces sujets sur la table, mais c’est notre devoir syndical d’inciter les politiques à revenir sur leurs positions », a justifié Bernard Lannes. Un discours qui a su enflammer l’assemblée.

 

Un autre sujet a mis le feu aux poudres du syndicat : l’interprofession. Le 12 décembre 2012, Bernard Lannes rencontrera le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pour lui faire part de sa volonté de voir « une gestion démocratique des instances ». Cet entretien sera aussi l’occasion de s’insurger contre la possibilité de voter en préfecture, lors du scrutin de janvier 2013. « Ces dernières ont droit de déléguer l’organisation aux chambres. Vu le paysage syndical actuel, on demande de l’impartialité ! » Un rendez-vous avec le président de la République devrait s’en suivre.

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28-11-2012

LAURENCE TUBIANA: UNE ECONOMIE SOBRE EN ENERGIE EST UNE ECONOMIE QUI PRESERVE MIEUX LES PLUS DEMUNIS

« Cessons les postures idéologiques sur l’énergie »

LE MONDE |28.11.2012 à 12h44• Mis à jour le28.11.2012 à 14h11Propos recueillis par Marie-Béatrice Baudet et Pierre Le Hir

 
 

Laurence Tubiana, "facilitatrice" du comité du débat national sur la transition énergétique.

Le débat national sur la transition énergétique, grand chantier du quinquennat de François Hollande, débute jeudi 29 novembre. Les travaux, qui doivent inspirer une loi de programmation à l’automne 2013 et construire une France sobre en carbone, ont pris du retard. Le comité de pilotage du débat a été difficile à constituer, mais, in fine, seules deux ONG ont annoncé qu’elles ne participeront pas aux discussions : Greenpeace et Les Amis de la Terre.

Laurence Tubiana, conseillère pour l’environnement de l’ex-premier ministre Lionel Jospin et directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), a accepté d’en être la « facilitatrice ». Une tâche extrêmement difficile. L’économiste, qui participe aux négociations internationales sur le changement climatique, devra réussir à faire la synthèse de points de vue extrêmement divergents.

Lire aussi (en édition abonnés) : Les économies d’énergie, stratégiques pour Saint-Gobain, Economies d’énergie : un nouveau secteur d’activité émerge et Energie : « verdir » la France coûtera cher, selon les électriciens

La ministre de l’environnment, Delphine Batho, vous a demandé d’être la « facilitatrice » du comité du débat national sur la transition énergétique. Pourquoi avoir accepté ?

Ce débat est un pari. J’accepte de le faire, car je crois que tous les participants souhaitent réfléchir ensemble à une société française plus sobre en carbone qui sera, surtout si l’on entraîne avec nous nos partenaires européens, une étape importante pour lutter contre le changement climatique.

Contrairement à tout ce que j’entends çà et là, le débat sera équitable : toutes les opinions seront représentées et tous les points de vue entendus. Il sera ouvert : la copie n’a pas été écrite à l’avance et aucun sujet n’est tabou. Comme les autres membres du comité de pilotage, je me porte garante de ces deux principes. Nous avons l’occasion d’abandonner des postures idéologiques qui sont autant de blocages. Nos hommes politiques et nos responsables économiques doivent entendre ce message, car les Français avancent, eux, sur le sujet.

Il suffit de consulter les forums sur Internet, d’assister aux débats dans les territoires. Loin d’une vision centralisée qui a été la nôtre jusqu’à maintenant, l’énergie est désormais perçue aussi comme une question locale, où chacun, comme l’explique l’économiste Jeremy Rifkin, pourrait être producteur et consommateur.

Dans telle commune, on réfléchit en termes de réseaux de chaleur, ailleurs on parle biomasse. Il suffit de voir le succès des tramways et du Vélib’, les réflexions sur l’urbanisme ou les normes thermiques, etc. Il y a une envie de changement de société dont il faut tirer les conséquences politiques et économiques : il n’est plus nécessaire d’opposer centralisation et décentralisation. Nous devons penser un système énergétique fondamentalement renouvelé. L’énergie peut être un formidable projet pour l’Europe.

La copie n’est pas écrite, mais le gouvernement a donné un cap, notamment sur le nucléaire et le gaz de schiste…

François Hollande a fixé ce cadre, mais le débat est ouvert. Il n’y aura pas de question taboue. Il n’est pas envisageable d’aborder une source d’énergie et pas telle autre. Nous devons réfléchir globalement.

Certains s’interrogent aussi sur la nécessité de ce débat, alors que la France dispose d’un prix de l’électricité attractif, source de compétitivité. C’est une vision de court terme, car ces prix vont augmenter. Qui plus est, nous sommes en retard sur les trois objectifs européens fixés pour 2020 : réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 20 % ; réaliser 20 % d’économies d’énergie ; et porter la part des renouvelables à 20 % de la consommation.

Les deux tiers de notre consommation d’énergie finale sont encore d’origine fossile. Nous importons gaz, charbon, pétrole. Est-ce vraiment opportun de continuer à verser cette « rente », qui pèse lourd dans le déficit de notre balance commerciale et, surtout, qui n’est pas recyclée dans notre économie ? Investissons plutôt dans la sobriété énergétique, dans les renouvelables, sources d’innovations technologiques, de création de valeur et d’emplois. C’est une révolution industrielle qui se prépare.

Son enjeu est aussi social. Le budget énergie est devenu un fardeau pour les ménages. On peut tenter d’en réduire le poids en créant des tarifs adaptés. Mais ces aménagements de court terme ne peuvent traiter la précarité énergétique, car elle est inscrite dans notre modèle de développement : les personnes qui habitent à 50 km de leur lieu de travail, car elles ne peuvent plus vivre en centre-ville ; les familles dont les logements sont des passoires thermiques et qui n’ont pas les moyens d’engager des travaux… Une économie sobre en énergie est une économie qui préserve mieux les plus démunis.

Le débat est abordé par le biais de la demande d’énergie et de son évolution d’ici à 2050. A partir de quels scénarios allez-vous travailler ?

Il faut partager un même diagnostic et disposer de scénarios robustes. Un groupe d’experts piloté par l’économiste Alain Grandjean se met en place. Pluriel, il réunira des spécialistes issus du monde économique, des ONG et de l’université. Français comme étrangers. Il ne s’agira pas de chercher à tout prix à définir un compromis entre des scénarios divergents, mais de comprendre les logiques qui les sous-tendent.

On ouvre les boîtes et on regarde ce qu’il y a dedans. Un scénario, c’est une vision économique, technique et sociétale. Il faut en comprendre les données implicites : le type de production qui y est associé, les réseaux nécessaires, etc.

Allez-vous préciser le calendrier sur le désengagement de la France dans le nucléaire et les options nécessaires pour qu’il ne représente plus que 50 % de la production d’électricité d’ici à 2025 ?

Le nucléaire est encore avec nous pour longtemps, quelles que soient les décisions qui seront prises après 2017. Le débat va éclairer ce que peut traduire ce chiffre de 50 %. Il dépend notamment beaucoup de la demande d’électricité dans les vingt ans qui viennent. Henri Proglio, le patron d’EDF, explique que la hausse de la demande sera telle que le nucléaire va tomber mécaniquement à 50 % de la production…

Etudions toutes les hypothèses, apportées par les différents acteurs : quelle est la durée de vie de nos centrales ? Comment les amortit-on ? Est-ce qu’on se contente de ne fermer que Fessenheim ? Faut-il généraliser l’EPR ? Quelles sont les hypothèses sur le réseau électrique ?

Quid du gaz de schiste ?

Evidemment, nous en parlerons. Mais qui peut imaginer qu’on peut informer cette question au milieu de pressions ? N’est-il pas raisonnable de prendre six mois de discussions pour comprendre les enjeux au-delà du moratoire instauré par François Hollande jusqu’à la fin de son quinquennat ? Sur quelles hypothèses travailler pour les échéances 2030-2050 ? Beaucoup de travail reste à faire, sur la réalité du potentiel économique ; sur les effets précis sur l’environnement, notamment les émissions de méthane ou la pollution de l’eau.

Le gaz de schiste est analysé comme une soupape de sécurité, mais développer cette énergie fossile peut repousser aussi l’impératif de la transition énergétique. Regardons le sujet de près.

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27-11-2012

PETITE PRECISION SUR LE « RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE »

               A vrai dire, je m’insurge autant contre la propension de beaucoup, y compris dans « nos milieux », à dénigrer systématiquement les questions environnementales-pourtant fortement liées aux exigences écologiques comme je l’ai déjà démontré-,  que contre la propension de la « pensée unique » écologiste à mettre l’accent exagérément sur ce phénomène non-prouvé parfois au détriment de problématiques plus concrètes, notamment celles liées à la transformation du vivant-je pense aux O.G.M.notamment- peut-être parce qu’elle fait le lien abusivement avec la transformation du vivant en matière bioéthique pour laquelle, au nom d’une conception hardie de l’écologie, elle adopte une position résolument « progressiste ».

                           D’ailleurs, l’on entend souvent dire n’importe quoi de par la confusion entre météorologie et climatologie qui conduit, parmi les personnes défendant d’ailleurs ces deux écueils, à confondre température moyenne et vague de canicule ou de grand froid, deux phénomènes météorologiques tout à fait normaux dans le Bassin Parisien- si ce n’est à proximité immédiate du littoral- dès lors qu’elle ne dure pas plus d’un demi-mois. Ce qui est généralement le cas, ceci pour répondre aux seconds, et même si c’était le cas, ceci pour répondre aux premiers, une vague de froid prolongé sur l’Europe de l’Ouest se vérifiant surtout sur le littoral caractériserait surtout un détournement ou affaiblissement du Gulf Stream qui ne ferait que vérifier ledit « réchauffement climatique », je n’entre pas ici dans les détails.

Pour ma part, j’aurai plutôt tendance à penser que le « réchauffement climatique » n’est pas vraiment fondé mais qu’il faut prendre au sérieux certains dérèglements que pourraient caractériser des phénomènes comme l’ouragan observé à New-York ce début d’automne-normalement en plein « été indien » avant la plongée vers des températures largement négatives contrairement au littoral européen.

                         Par ailleurs, ainsi que l’on dénoncé plusieurs auteurs catholiques sur la question de la transformation du vivant mais aussi philosophes à l’exemple de Rabelais disant que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », je n’exclus pas d’inévitables dérèglements liés à une activité humaine déconnectée à la fois de son sens et de sa finalité devant la cécité consumériste. Mais je crois aussi en la Toute-Puissance Providence qui décide de tout y compris des dérèglements terrestres!

Il est certain en revanche que l’industrialisation cause des dommages considérable avec la complicité conjointe des socialistes et des mondialistes dans les « pays émergents » tout comme que l’agriculture industrialisée et subventionnée cause des dommages considérables. Il serait d’ailleurs plus sage de s’en prendre à l’agriculture subventionnée plutôt qu’aux chasseurs qui assurent la régulation des espèces nuisant à la reruralisation de l’homme contemporain mais ce n’est pas directement le sujet!

La désindustrialisation des pays occidentaux a-t’elle pour autant permis le retour à une économie en harmonie avec l’environnement? Sûrement pas sauf dans certaines régions et ce, justement parce que, cause principale de sa situation de faillite, l’Occident n’a pas voulu modifier son mode de vie consumériste pour autant et peut-être la crise l’y obligera si des mesures visant à cesser de subventionner la consommation-en pratique hélas de produits d’importation- ne sont pas prise.

Or ce consumérisme déconnecté comporte une c aractéristique étonnante : la capacité d’une agglomération telle que l’agglomération de la capitale, normalement  plutôt située dans l’une des régions métropolitaine où les hivers sont parmi les plus rigoureux par rapport aux régions du Sud hors montagne et de l’Ouest, comporte des températures anormalement élevées dues aussi bien à l’irresponsabilité des ménages et entreprises en termes de chauffage que de la multiplication des moyens de transport.

Mais ce « réchauffement artificiel » n’est pas à proprement parler climatique sauf à considérer l’accentuation du radoucissement sur les plaines de Champagne et jusqu’aux Vosges lorsque les vents d’Ouest, ramenant à la base un peu de douceur océanique même un peu en Lorraine, véhiculent en outre l’atmosphère surchargée de la capitale. Or, ce phénomène n’existe évidemement pas lors des « vagues de froid » où le vent vient quand à lui de l’Est et n’est pas  vérifiable sur le littoral atlantique où l’inertie thermique comporte de toutes les façons un effet adoucissant…le même qui empechait les ports bretons de geler à l’époque du glacial hiver 1709 à Versailles, ces mêmes ports bretons situés eux-mêmes « en face » des ports québecquois connus à l’époque pour être dans les glaces quatre à six mois dans l’année, avec les conséquences que cela avait sur la navigation.

            Alors, il convient d’éviter les excès lorsque l’on évoque ce « sujet », de laisser la science faire son travail d’analyse et, en attendant, d’évoquer les problèmes environnementaux avérés pour le plus grand bien des sociétés occidentales qu’une certain « retraditionnalisation » permettrait à l’évidence de mieux affronter la crise dont nous n’avons pas vu encore tous les effets.

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20-11-2012

PERTE DU AAA PAR MOODY’S: L’ECHEC D’UN MODELE BASE SUR LA SURCONSOMMATION A CREDIT GRACE A DES INVESTISSEURS DERACINES

Moody’s abaisse la note de la France de « Aaa » à « Aa1″

Le Monde.fr avec Reuters |19.11.2012 à 23h47• Mis à jour le20.11.2012 à 09h02

 
 

"La France reste une valeur sûre", a estimé mardi matin la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

L’agence de notation Moody’s a abaissé lundi 19 novembre la note de crédit de la France de Aaa à Aa1, estimant que les perspectives de croissance économique à long terme du pays étaient notamment affectées par une perte de compétitivité graduelle et continue, et par des rigidités à long terme de ses marchés du travail, des biens et des services.

L’agence de notation a ajouté que cette nouvelle note était assortie d’une perspective négative. Moody’s a toutefois souligné que l’ampleur limitée du déclassement de la France reflétait le programme de réformes suivi par le gouvernement ainsi que les perspectives de croissance à long terme.

SANCTION POUR LA GESTION PRÉCÉDENTE, SELON MOSCOVICI

Dans un entretien à Reuters, le ministre des finances, Pierre Moscovici, a dit prendre acte de la décision de Moody’s, tout en déclarant que la dette française demeurait parmi les plus liquides et les plus sûres de la zone euro.

« L’agence nous crédite d’une forte maîtrise des finances publiques et de la décision de notre pacte de compétitivité mais s’inquiète de la croissance de la zone euro et de l’insuffisance de réformes structurelles, a estimé Pierre Moscovici. C’est une sanction pour l’absence de réformes passée et pour la gestion de ceux qui nous ont précédés, c’est aussi un encouragement à mettre en œuvre rapidement et fortement les réformes que nous avons décidées et qui vont dans la bonne direction : sérieux budgétaire, stabilisation de la zone euro, pacte de compétitivité. »

Le 13 janvier, en pleine campagne présidentielle, l’agence Standard & Poor’s avait, la première, abaissé d’un cran la note de la France, de Aaa à Aa+, en réaction à l’aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires de la zone euro. Un mois plus tard, Moody’s abaissait le 13 février la perspective de la note française de stable à négative tout en restant à Aaa à l’époque. Fitch Ratings, troisième des grandes agences de notation internationales, prévoit de se prononcer courant 2013.

« Moody’s nous donne maintenant la même note que Standard & Poor’s qui nous a permis de vivre avec des taux d’intérêt bas depuis déjà de très longs mois et la note reste la plus élevée après ‘le triple A’ », a remarqué M. Moscovici. Prié de dire si le gouvernement maintenait l’objectif de réduire le déficit public à 3 % du PIB fin 2013 après 4,5 % attendu fin 2012, il a répondu : « Absolument, le sérieux budgétaire est un gage de crédibilité auquel nous nous sommes engagés et le pacte de compétitivité devra être mis en œuvre rapidement et fortement. »

« LA FRANCE RESTE UNE VALEUR SÛRE »

Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, interrogée mardi sur la dégradation annoncée la veille par l’agence de notation financière Moody’s, a assuré que « la France reste une valeur sûre ». « Je veux relativiser la portée de cette décision, a déclaré la ministre sur France Inter. La France reste une valeur sûre, elle arrive en deuxième position derrière l’Allemagne. »

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a estimé lundi soir que la perte de la note Aaa auprès de l’agence de notation Moody’s était « une mauvaise nouvelle » pour la France. « Personne ne peut se réjouir d’une telle annonce, lourde d’inquiétudes pour la France », a déclaré M. Copé dans son premier communiqué depuis son élection à la tête du parti d’opposition

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19-11-2012

LE SCANDALE DES ANTIBIOTIQUES

Les antibiotiques, toujours trop et mal utilisés

16 novembre 2012 à 11:20

Infographie Idé.

Infographie Idé. (Infographie Idé)

Au rapport Une note du Conseil d’analyse stratégique pointe la multiplication de bactéries super résistantes, «une menace majeure pour la santé publique».

Par LIBÉRATION.FR

C’est une réalité. Des personnes meurent aujourd’hui à cause de bactéries super résistantes que plus aucun antibiotique n’arrive à combattre. Le Conseil d’analyse stratégique (CAS) – institution dépendant du Premier ministre – fait le point sur la question dans une note publiée ce jeudi et disponible ici.

LE SCANDALE DES ANTIBIOTIQUES mention_fr

 

Le constat, déjà connu, n’en demeure pas moins inquiétant : «L’utilisation massive – et bien souvent irraisonnée – de ces « médicaments miracles » (les antibiotiques, ndlr), chez l’homme comme chez l’animal, a conduit à l’apparition accélérée de bactéries résistantes aux antibiotiques», indiquent les auteurs de la note parlant de «menace majeure pour la santé publique.»

Surconsommation mais pas seulement

Les antibiotiques sont des molécules chimiques qui tuent spécifiquement les bactéries, ce qui les rend par définition inefficaces en cas d’infection d’origine non bactérienne. La surconsommation d’antibiotiques pour soigner une infection non bactérienne mais aussi un traitement arrêté trop tôt, ou trop peu dosé qui va tuer les bactéries les plus sensibles, et favoriser la sélection des plus résistantes, sont autant de mauvaises utilisations de ces molécules.

Conséquence : les microbes banals deviennent résistants aux «médicaments de première intention». Ce qui incite les médecins à utiliser d’emblée «les traitements de dernier rempart» comme les antibiotiques à large spectre, regrettent les auteurs du rapport.

De plus en plus d’épidémies super résistantes

«Les épidémies à bactéries résistantes aux antibiotiques se multiplient et évoluent rapidement au cours du temps», souligne le rapport. Au sein de l’Union européenne, on estime qu’au moins 25 000 patients décèdent chaque année d’une infection due à l’une des cinq bactéries multi-résistantes les plus fréquentes.

Un exemple, la tuberculose. A l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que sur les 8 à 10 millions de nouveaux cas de tuberculose apparaissant chaque année, 440 000 correspondent à une forme multi-résistante, causant a minima 150 000 décès. Par ailleurs, des cas de tuberculose résistant à la quasi-totalité des antibiotiques ont été signalés dans 64 pays. Depuis le début des années 2000, plusieurs villes des Etats-Unis sont touchées par une épidémie à staphylocoque doré résistant à la méthicilline.

Certaines interventions médicales deviendraient de plus en plus risquées (greffes d’organe, chimiothérapies, etc.). Les auteurs de l’étude craignent «un retour à l’ère préantibiotique où le nombre de maladies infectieuses intraitables augmenterait à nouveau».

La France, encore un mauvais élève

C’est un peu mieux qu’il y a dix ans. Au début des années 2000, la France était la première consommatrice d’antibiotiques en médecine humaine en Europe. Depuis, entre 2000 et 2010, la consommation totale d’antibiotiques (médecine de ville et hôpital) a baissé de 16%. En partie grâce à la campagne de l’assurance maladie «les antibiotiques, c’est pas automatique» menée à partir de 2002. La nouvelle campagne, «les antibiotiques, utilisés à tort, ils deviendront moins forts», semble moins efficace. On observe une légère reprise à la hausse des consommations depuis 2009, malgré la nouvelle campagne.

La France reste le troisième plus gros consommateur européen d’antibiotiques, a souligné Vincent Chriqui, le président du CAS, lors de la présentation du rapport. «On estime que dans 40 % des cas à l’hôpital et dans 60 % des cas en ville, des antibiotiques sont inutilement prescrits contre des virus (en cas d’angine par exemple), contribuant à leur surconsommation», indique la note.

Une surconsommation aussi chez les animaux

«Dans les élevages, les antibiotiques ont été utilisés comme facteurs de croissance dans l’Union européenne jusqu’à leur interdiction en 2006. Cette pratique perdure dans les autres pays, comme les États-Unis», regrette le rapport qui rappelle que «la surutilisation d’antibiotiques persiste notamment en traitements préventifs». D’après l’OMS, au moins 50 % des antibiotiques produits dans le monde sont ainsi destinés aux animaux.

Des pistes pour une meilleure utilisation

L’une des pistes proposées par le CAS est d’envoyer tous les ans à chaque médecin un «bilan détaillé de leur profil de prescription d’antiobiotiques», et de le comparer aux moyennes départementale et nationale. Autre idée: la création de centres de conseil en antibiothérapies comme cela existe déjà dans deux régions, en Pays de Loire et Lorraine, qui donnent des conseils via une hotline ou par Internet.

Pour ce qui est de l’usage vétérinaire, il faut «réduire drastiquement la consommation d’antibiotiques chez l’animal», s’alarme le CAS, car par ricochet, la surconsommation dans les élevages affecte la santé humaine. Cela pourrait se faire par des «engagements volontaires» des filières d’élevage ou bien «par des interdictions réglementaires», selon Chriqui qui cite l’exemple du Danemark où a été mis en place un système de menaces et sanctions pour les éleveurs (principalement de porcs) dépassant des plafonds de doses d’antibiotiques aux animaux.

Enfin, le rapport souligne la nécessité de «stimuler la recherche». Une piste serait de développer la «phagothérapie», l’usage de virus bactériophages spécifiques contre les bactéries pathogènes.

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16-11-2012

NON A L’AYRAULTPORT QUI DETRUIT LE BOCAGE DU PAYS DE RETZ

Notre-Dame-des-Landes : comment est né l’«Ayraultport» ?

 

T.d.L | Publié le 15.11.2012, 21h05 | Mise à jour : 16.11.2012, 10h47

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Dessin du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui devrait voir le jour en 2017.

Dessin du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui devrait voir le jour en 2017.
| Jacques Ferrier architectures/AFP

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Près de 10 000 manifestants devraient affluer samedi à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour protester contre le futur aéroport du Grand-Ouest, rebaptisé «Ayraultport» par les détracteurs de son principal promoteur, l’actuel locataire de Matignon.

Ce projet, propulsé depuis un mois sur la scène médiatique nationale par les évacuations de militants anticapitalistes ayant pris possession des lieux, semble pourtant inéluctable. Imaginé dès les années 60 pour désenclaver la région et déclaré d’utilité publique en 2008, l’aéroport Nantes-Atlantique étant saturé à moyen terme selon toutes les simulations de trafic, cette plateforme aéroportuaire à vocation internationale devrait voir le jour en 2017. Retour sur cinquante ans de concertation.

VIDEO. Le film animé de Vinci sur le futur aéroport

NON A L'AYRAULTPORT QUI DETRUIT LE BOCAGE DU PAYS DE RETZ mention_fr

 

Une idée des années 60, mise en veille par le choc pétrolier

C’est en 1965 que le préfet de Loire-Atlantique décide d’entamer la recherche d’un nouveau site aéronautique pour les Pays de la Loire et la Bretagne, Nantes-Saint-Nazaire faisant alors partie des « métropoles d’équilibre » destinées à faire contre-poids à l’hypercentralisation parisienne. Deux ans plus tard, le Service technique des bases aériennes indique que l’implantation la plus intéressante se situe au Nord Ouest de Nantes, dans une zone comprise entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes. Validée en 1970 par le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire, l’idée de faire de Nantes un « Rotterdam aérien » en misant sur le fret fait son chemin. Il faut attendre 1974 pour que l’Etat décide de créer par arrêté préfectoral une Zone d’aménagement Différé : le département de Loire-Atlantique se porte alors acquéreur d’une surface de 1225 ha sur les communes de Notre-Dame-des-Landes, Vigneux-de-Bretagne, Grandchamp-des-Fontaines et Treillières. Mais le choc pétrolier bouleverse la donne économique et le projet est alors mis en sourdine.

Un projet reconnu «d’utilité publique»

Il faudra attendre le début des années 90 pour que l’idée soit ressortie des cartons, les autorités commençant à se poser la question du devenir de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique, jugé trop « petit » à long terme. En 1999, la loi Voynet, relative à l’aménagement du territoire, prévoit notamment de « réserver les sites [aéroportuaires], là où c’est nécessaire, pour l’implantation de nouvelles plateformes [comme à] Nantes ». En octobre 2000, le gouvernement Jospin prévoit notamment la réalisation d’ « un nouvel aéroport, en remplacement de Nantes-Atlantique, sur le site de Notre-Dame-des-Landes ». Un premier débat public aboutit deux ans plus tard à la décision de lancer les études.

Haute qualité environnementale

Suite à une enquête publique conclue fin 2006, la Commission d’enquête remet en avril 2007 au préfet de la région Pays de la Loire un rapport reconnaissant l’utilité publique du projet. Le décret d’utilité publique est finalement publié le 10 février 2008, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale, Grenelle de l’environnement oblige. Contesté par la suite devant le Conseil d’Etat, ce décret sera confirmé en 2009 et en 2010.

Pourquoi un nouvel aéroport ?
Selon les études effectuées par les pouvoirs publics, l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, actuellement sous-exploité mais prévu pour une capacité maximale de 3,5 millions de passagers/an, ne pourra pas absorber le trafic dans les années à venir (4 millions avant 2020). La possibilité de l’agrandir a été évoquée mais rapidement rejetée. Pas du tout prévue dans les plans d’urbanisation de l’agglomération, l’extension de Nantes-Atlantique impliquerait une hausse significative des nuisances sonores et poserait des problèmes de sécurité lors des phases d’approche et de décollage, l’aéroport étant situé à proximité de zones d’habitat denses. Pour des raisons environnementales, et pour encourager l’attractivité du territoire, la construction d’un aéroport à l’écart de toute zone urbanisée, prévu pour 4 millions de passagers à l’ouverture et deux fois plus d’ici 2050, a donc été privilégiée.

Les travaux démarreront d’ici un an

Le choix en 2010 du groupement conduit par Vinci pour la construction de l’aéroport donne également lieu à plusieurs recours devant le conseil d’Etat, sur des problèmes de normes environnementales et des défauts de procédure. Mais la justice les rejettera tous à l’été 2012. Des recours devant les instances européennes ont également été déposés par les opposants au projet, mais selon toute vraisemblance, les travaux d’aménagement devraient démarrer comme prévu d’ici un an.

Une desserte efficace

L’aéroport, dont le coût est estimé à 556 millions d’euros, répartis entre Vinci, l’Etat et les collectivités locales, sera doté de deux pistes et pourra accueillir des gros porteurs comme l’A380. Il sera desservi via une nouvelle 2 × 2 voies reliant les nationales 137 (Nantes-Rennes) et 165 (Nantes-Vannes), déjà existantes. Il sera également desservi par la ligne de «tram-train» entre Nantes et Châteaubriant (Loire-Atlantique) qui devrait ouvrir dans les prochains mois.

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16-11-2012

OPPORTUNITE DU GAZ DE SCHISTE: UNE POSITION NUANCEE S’IMPOSE EN SONGEANT AUX ESPACES RURAUX DESAFFECT2S

            C’est un peu comme certains domaines liés au « développement durable » comme les voitures électriques ou les éoliennes : à partir du moment où l’on dépend d’une autre source d’énergie en l’occurence l’électricité, il s’agit de tenir une position cohérente et de ne pas dénigrer le nucléaire si l’on a besoin d’électricité pour le fonctionnement des voitures électriques ou des éoliennes. Je ne parle évidemment pas ici de l’hydroélectricité, seule « énergie renouvelable » ne posant strictement aucun problème en raison du potentiel montagnard qui mérite d’autant plus d’être exploité que c’est une occasion plus « éco-durable » de maintenir une activité économique dans les zones de montagne que les stations de ski.

                     Car il faut prendre en compte une autre problématique qui m’est très chère à savoir la répartition harmonieuse de l’activité humaine sur le territoire français et que j’applique notamment au secteur photovoltaïque. Si les « panneaux solaires » contribuent à maintenir des emplois dans des régions qui en ont besoin et, si en plus, ils permettent une certaine autonomie des activités traditionnelles comme l’agriculture, c’est très bien même si le bilan énergétique reste en soi mitigé. S’ils s’agglutinent dans les agglomérations ou sur les littoraux avec des objets fabriqués en Chine sous prétexte de moindre prix, ce n’est plus écologique du tout!

Il en va de même avec le « gaz de schiste » dont le principal problème semble le recours au mécanisme de la « fracturation hydraulique », lourdement consommatrice d’eau et dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les centrales hydroélectriques qui utilisent un processus naturel.

                 Peu importent les problématiques liées si cela permet de faire revivre certains espaces ruraux ainsi réoccupés où les gens pourraient en dehors de leur emploi reprendre goût au mode de vie traditionnel (potager, chasse, bois de chauffage, solidarité de voisinage), seul vrai recours écologique à la crise éco-environnementale d’autant plus que, par ailleurs, la consommation du gaz de schiste se ferait nécessairement au détriment des énergies fossiles pour des raisons de coût d’importation.

En revanche, il est inutile de générer un système partout si cela ne s’accompagne d’une intelligente réflexion sur la responsabilisation énergétique des ménages, laquelle passe nécessairement par la prohibition de la collectivisation de la consommation énergétique des ménages citadins.

 

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12-11-2012

AURORE MARTIN: QUAND LE JACOBINISME ET L’EUROPEISME SE REJOIGNENT DANS UNE DECISION SCANDALEUSE ET ABSURDE

          On croyait que la gendarmerie et la police nationales ne disposaient pas d’effectif suffisant pour contrôler les « zones de non-droit » et les frontières où afflue l’immigration clandestine? C’est qu’il est bien plus important sans doute pour le Catalan qui siège Place Beauveau de s’en prendre aux militants régionalistes qui n’ont pas commis d’infraction pénale sur le territoire français et qui, sur le territoire espagnol, ne sont finalement poursuivis que pour « délit d’opinion ».

                 Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai pas ici directement d’écologie tant mon soutien dans une certaine mesure à la cause basque en tant que régionalisme-selon la tradition carliste jadis incarnée par l’excellent Tomas de Zucarralamegui- correspond assez bien à ma vision du terroir qu’il s’agisse du combat des riverains de l’immédiat arrière-pays contre l’inutile et pharaonique ligne « L.G.V. » -ce n’est pas parce que Monsieur Rousset pourra déguster son  pinxo à Bilbao sans y loger que cela relève de l’intérêt général-, contrairement aux petites lignes vers la Haute-Navarre et la Soule, que contre la puissante centrale syndicale F.N.S.E.A. s’appuyant sur les céréaliers subventionnés (c’est le paradoxe de certains agriculteurs se prétendant « de droite » de vivre de l’argent public, fût-il national ou européen) face aux éleveurs ovins du Pays Basque dont la légitimité du combat pour la survie relève pour le coût du Bien Commun.

                            Mais s’il est un point sur lequel je diverge peut-être avec Aurore  Martin et qui s’est d’ailleurs retourné contre elle et ce, à partir du moment où l’on précise bien que je n’ai jamais reconnu l’annexion de la Navarre par l’Espagne et que le système de douanes entre la Castille et le Pays Basque me convenait parfaitement, c’est que je suis favorable au maintien de la frontière franco-espagnole y compris en Pays Basque dans l’attente du règlement de la question navarraise.

En effet, plus on a de frontières et plus on maintient les terroirs dans leur acception identitaire et environnementale et moins on n’a de frontière et plus les déséquilibres contre l’identité et l’environnement se multiplient tant il devient alors plus facile aux marchandises de circuler et aux étrangers de s’installer, par exemple sur la côte labourdine (même si le Pays Basque reste heureusement pour l’instant assez épargné par l’immigration issue des pays  du Tiers-Monde). Et sans parler d’immigration, la frontière telle qu’elle a été supprimée le 31 décembre 1992 reste le meilleur moyen de limiter les importations de marchandises qui destructurent le terroir et l’environnement qui lui est lié.A l’époque de la contrebande montagnarde entre Navarre et  Iparralde, les Basques contrôlaient seuls les flux de marchandises et c’était mieux ainsi!

Et quand je disais que cette supression des frontières en tant que ressortant de la perte de souveraineté des Etats-nations européens s’est retourné contre cette pauvre Aurore Martin qui n’a pas effectué le moindre acte d’incivisme sur territoire français-notamment en Labourd, Basse-Navarre et Soule- et qui n’a pas la moindre trace de sang sur les mains s’est retourné contre elle, c’est évidement aussi parce que le Catalan qui siège Place Beauveau se croit obligé d’obéir à Madrid alors que l’ancienne monarchie des « Rois catholiques », qui aurait mieux fait de s’intéresser à ses anciennes colonies d’Amérique Latine à mon sens, se trouve en pleine déliquessence et que la France n’a pas besoin de risquer d’aggraver son cas.

Coupable, Valls dans l’affaire Aurore Martin? Certainement car rien n’obligeait la section de recherche de Pau de livrer une citoyenne française  à la justice d’un Etat étranger…mais plus encore, c’est cette conjonction malsaine de l’idéologie européiste portant atteinte à la souveraineté nationale et de l’idéologie jacobine portant atteinte aux identités régionales qui se trouve à l’origine de ce scandale d’Etat.

 

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12-11-2012

L’ECOLOGIE, UNE IDEOLOGIE REACTIONNAIRE ? STEPHANE FRANCOIS REPOND

L’écologie : une idéologie réactionnaire ? Stéphane François répond.

 
 
« L’écologie est devenue un paradigme central des discours politiques » : tel est le constat formulé à juste titre par Stéphane François, et la raison probable qui le pousse à s’intéresser à  ce courant de pensée dans un ouvrage intitulé L’écologie politique, une vision du monde réactionnaire ?[1]
Un autre essayiste avant lui, Erwan Lecœur, avait déjà formulé l’idée selon laquelle « l’écologie est la nouvelle grande idée du siècle, qui répond à la principale interrogation du temps, la question naturelle (…) après le libéralisme et le socialisme » [2].
Dans cette droite ligne, François note un certain nombre de caractéristiques communes à la doxa écologiste et aux grandes idéologies du XX° siècle, ce qui lui permet d’en pointer les travers. Car celle-ci se présente volontiers comme indiscutable et normative. Se pensant incontestable, elle propose, sur un mode souvent culpabilisant, des thèses qui se veulent préservées de toute mise en cause potentielle par un arsenal intellectuel répressif de type « écologiquement correct ».
L’écologie est donc devenue l’un des pivots de la vie politique contemporaine, indépendamment d’ailleurs des succès électoraux des partis qui s’en réclament. Eva Joly aura beau faire un faible score au premier tour de l’élection présidentielle, Stéphane François est formel : « la plupart des partis politiques ont intégrés dans leurs programmes respectifs des points concernant l’écologie, il est vrai un peu par opportunisme, un peu par conviction ». Le parti socialiste n’a-t-il pas signé, très en amont du scrutin, un accord avec EE-LV pour les élections législatives ? Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas régulièrement accusé de chercher à siphonner l’électorat vert ?
En tout état de cause il est habituel de considérer l’écologie comme étant « de gauche ». Lecœur le note, ses représentants sont « souvent issus des rangs de la gauche radicale »[3], largement héritiers de mai 68, et à forte tradition libertaire. Quant aux militants eux-mêmes, ils se présentent presque systématiquement comme des « progressistes ».
François part d’un postulat différent. Pour lui, « l’écologie politique contemporaine recouvre des sensibilités très diverses, allant du progressisme au conservatisme, voire à une attitude réactionnaire ». Dès lors, il choisit une approche originale et opte pour une étude exclusive de l’écologisme de droite et d’extrême-droite, jusqu’à nous conduire sur les rives de la mystique et du paganisme de « l’écologie profonde ». Ce faisant, il prend en partie la relève de Luc Ferry et de son livre pionnier paru en 1993, Le Nouvel ordre écologique[4]. Dans le même temps, François s’en détache, d’abord en récusant avec vigueur une partie des thèses de son prédécesseur, ensuite en proposant un ouvrage moins polémique et plus académique, copieusement référencé, et d’une précision irréprochable.
On est d’abord surpris par cette démarche peu conventionnelle, alors même que l’on ne connait souvent qu’une écologie « de gauche ». Pour autant, au fur et à mesure que l’on progresse dans l’ouvrage, on comprend l’objectif poursuivi par l’auteur. Stéphane François se place au-delà du simple clivage  gauche/droite, et choisit d’inscrire sa réflexion « dans le cadre plus large des débats sur la modernité et l’héritage des Lumières ».
C’est dans cette optique que le politologue présente les conceptions éminemment droitières de l’écologisme tel qu’hérité du romantisme et de la « révolution conservatrice » allemands, les apports théoriques de la nébuleuse völkisch, et la manière dont ces précurseurs ont irrigué, en France, les thèses défendues par certains adeptes de la décroissance, la pensée de la Nouvelle Droite, ou les idées de la droite radicale identitaire.
Par ailleurs, et quoi qu’il ne l’aborde qu’en filigrane, l’auteur laisse entrevoir, par la description même du corpus écologiste « de droite », combien l’écologie toute entière, même celle qui se considère progressiste, a finalement été imprégnée d’un certain nombre d’idées à caractère conservateur.
Il n’est qu’à considérer le caractère technophobe de certaines positions vertes, si parfaitement illustratives de « l’heuristique de la peur » chère à Hans Jonas, et qui se manifeste, par exemple, autour de la question du nucléaire. Sur ce sujet particulier, la catastrophe de Fukushima a d’ailleurs conforté un catastrophisme déjà très présent dans le discours des Verts, qui dissimule une authentique défiance vis-à-vis du progrès plutôt propre aux mouvements conservateurs. Ainsi les écologistes français « de gauche » sont-ils empreints d’une forme de pessimisme généralement ancré « à droite », tout en demeurant libéraux sur le plan des mœurs ou des droits individuels. Sorte de syncrétisme d’inspirations droitières et d’une culture libertaire, aimant à promouvoir une relative frugalité du mode de vie, ils semblent ainsi constituer une bonne illustration de ce « socialisme sans le progrès » vanté par Dwight MacDonald [5].
Enfin, François n’hésite pas à signaler « des passerelles entre l’extrême-droite ethno-régionaliste et les Verts ». On ne s’en étonnera qu’à moitié, alors que ces derniers ne cessent de vilipender l’Etat central, accusé de détruire de manière autoritaire les « diversités » régionales, et de bafouer cette forme particulière du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » que constitueraient  les folklores et autres cultures de terroir. On sera peu surpris dès lors qu’à l’unisson des thématiques extrême-droitières de « l’enracinement », les écologistes défendent les langues régionales, considérées comme un remède au « déracinement », avec la même énergie qu’ils critiquent les sciences et techniques favorisant un trop grand « arrachement » de l’homme à la nature.
Le livre de Stéphane François en témoigne : il existe bel et bien une écologie conservatrice, voire réactionnaire. Et celle-ci vaut d’être connue, tant elle semble avoir rayonné. Pour autant, il serait injuste de considérer le souci environnemental comme une simple refus de la modernité et de l’idée de progrès. Ici, comme souvent, la question centrale demeure celle des fins poursuivies par tels ou tels militants politiques.
Luc Ferry traquait en son temps « l’antihumanisme » de l’écologie politique. Gageons que celui-ci n’est pas systématique, et qu’une écologie « de progrès » est à la fois possible et souhaitable. Pour autant que « la Nature » ne supplante pas « l’Homme » en tant que sujet de droit et objet de préoccupations. Car celle-ci vaut d’être préservée non pas tellement pour elle-même, mais parce qu’elle demeure notre environnement, celui sans la pérennité duquel notre propre avenir serait lourdement hypothéqué.

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12-11-2012

UN NON-SENS ECOLOGIQUE DEFENDU PAR LES SOCIALISTES ET LES MONDIALISTES: L’HUILE DE PALME

L’huile de palme en 5 questions

L’Express Styles – ven. 9 nov. 2012 14:54 HNEC

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« L’huile de palme, c’est vraiment hyper mauvais pour la santé? »La mauvaise image de l’huile de palme en Europe n’a en aucun cas bouleversé la croissance de sa production: elle demeure la première huile végétale consommée dans le monde, avec 39 % d’un marché en pleine progression. Selon la Banque mondiale, « 28 millions de tonnes d’huiles végétales supplémentaires devront être produites chaque année d’ici à 2020″. 

Comme pour tout aliment, c’est la forte dose consommée qui nuit, pas le produit en lui-même. « Bien que la dernière grande étude sur le sujet n’ait pas montré de liens significatifs entre acides gras insaturés et accidents cardio-vasculaires, il est certain que l’excès mène au risque », soulignait Gérard Pascal, de l’académie de l’agriculture et des technologies, directeur de recherche à l’Inra.  

De manière générale, il ne faut pas hésiter à varier les huiles que vous utilisez en cuisine -tout en en minimisant l’usage-, et, encore une fois, privilégier le fait-maison.

« Pour éviter l’huile de palme, il suffit de guetter les listes d’ingrédients, non? »

Bonne idée, sauf que sur les emballages des produits, comme l’étiquette du Nutella, c’est la vague mention « huile végétale » qui demeure indiquée, même si le fameux pot de pâte à tartiner contient 20% d’huile de palme. La solution réside peut-être dans l’encouragement des produits affichant clairement l’absence d’huile de palme dans leurs ingrédients, ou dans celui des marques agroalimentaires remarquées pour leurs efforts en la matière.  

Ainsi, fin 2011, dans une étude portant sur 132 entreprises européennes, l’organisation mondiale pour la protection de l’environnement WWF estime que « près d’un distributeur sur deux et un industriel sur cinq ne satisfait pas à la charte de la Table ronde pour l’huile de palme durable (RSPO) », association créée en 2004 qui regroupe producteurs, industriels et ONG du monde entier. Autour des critères d’engagements, d’approvisionnements et de transparence, c’est l’Anglo-Néerlandais Unilever qui apparaît comme groupe le plus vertueux -amusant, car en 2010, il indiquait continuer à importer d’Indonésie 65% de ses acquisitions mondiales d’huile de palme, en dépit des risques de déforestation dans le pays. United Biscuits (BN, Delacre), LU et Danone se plaçaient bien. Lactalis était relégué au bas du tableau. 

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