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26-03-2013

PIERRE-YVES ROUGEYRON ET FRANCK ABED: DEUX JEUNES INTELLECTUELS DIFFERENTS QUI GAGNERAIENT A AGREMENTER LEUR REFLEXION D’UN PEU DE « LOCALISME »

       Peut-être serai-je le seul à le faire, surtout sur un blog portant l’étiquette « écolo » et c’est tout l’intérêt de ma démarche que de comparer deux jeunes intellectuels de la galaxie réactionnaire/patriotique aux profils certes bien différents et qui se sont exprimés récemment.

               Samedi dernier lors d’un colloque Franck Abed, qui n’était en l’espèce que l’un des intervenants, a  justement  dénoncé la soummission de l’Europe occidentale et de la France à l’impérialisme américain et c’est d’autant plus important que, à travers le « choc des civilisations » qui constituait le thème du colloque, que ce soit par un laïcisme mal compris que par un racialisme préjudiciable, pas mal de jeunes de cette galaxie peuvent être tentés par l’idée du « tout sauf l’Islam » alors que, bien sûr, les interventions atlantistes n’ont fait qu’arranger les intérêts des fondamentalismes sunnistes basés dans la péninsule arabique-nous allons voir pourquoi-mais que, surtout, cela n’a rien à voir avec la vocation traditionnelle et universelle de la France, basée sur la protection des minorités arabes chrétiennes du Proche-Orient au besoin en opposition avec certains panoccidentalistes. Il est dommage que l’intervenant s’obstine cependant à évoquer des sujets inutiles concernant ce qui a pu se passer (ou ne pas se passer peu importe) pendant la Seconde guerre mondiale, qui ne font qu’alimenter l’argumentation des détracteurs de l’ »antisémitisme ».

                Cette question du rôle wahhabite dans la géopolitique atlantiste n’a été que partiellement évoqué par Pierre-Yves Rougeyron-dont la qualité de l’analyse économique parait d’autant plus indiscutable qu’elle a davantage dénoncé les méfaits de l’euro fort et du libre-échangisme contribuant au chômage massif que de la loi de 73 proprement dite qui constituait le thème de l’intervention de lundi soir-, lequel a remarquablement expliqué que l’on avait instauré à cette occasion un modèle économique basé sur la dette pour le plus grand profit « immédiat » de quelques élites transnationales. Peut-être simplement a-t’il négligé à cette occasion que l’indiscutable préjudice que constitue l’abaissement des frontières se trouve accentué par la dépendance envers un « modèle social » peut-être obsolète qui s’entretient d’ailleurs précisément-puisque les secteurs productifs se délocalisent- par cette « économie de la dette » si bien décrite et que, sous cette aune, il existe peut-être une forme de saine austérité où, cherchant avant tout à rééquilibrer production et consommation, on n’hésite plus à réduire cette dernière surtout s ‘il s’avère que, à base de produits fabriqués à l’étranger, elle ne profite en rien à l’économie nationale. Car toutes les solutions alternatives, de la sortie de l’euro à  une taxation directe ou indirecte (par la T.V.A. en exemptant certaines activités non-délocalisables) se traduiraient nécessairement par une diminution du pouvoir d’achat qu’il faut savoir prôner et assumer lorsque les circonstances l’exigent!

            Mais il faut pour cela que, même si notre ami Pierre Hillard a justement dénoncé la collusion entre certains régionalismes et la propagande européiste, la défense du « pays réel » s’appuie sur les « communautés intermédiaires », seules à mêmes de gérer les conséquences de la diminution d’un modèle social qui accentue notre dépendance économique et, parmi ces communautés intermédiaires, on trouve précisément les régions au sens « traditionnel » du terme qui constituent un appui fondamental à la défense des nations comme un moyen, tout comme les familles, de conserver les « solidarités naturelles » permettant une saine « décroissance » en termes stricts de flux financiers.

De la même façon qu’un sain patriotisme ne s’oppose pas à la vocation universelle de la  France et que la défense du modèle familial ne doit  pas conduire à une déliquescence de l’Etat régalien, une complémentarité doit s’accenturer entre le souverainisme et un certain régionalisme que les circonstances économiques exigent et cela peut se traduire par un certain « localisme », court-circuitant le modèle libre-échangiste à flux financier entretenant un Etat-Providence hypertrophié qui, en partie grâce à la loi de 1973 mais pas seulement, n’apparait plus en mesure de se financer sainement.

On concevra alors mieux que certaines régions européennes à forte identité n’hésitent pas à attirer des capitaux américains même si, pour des raisons liées au malfaisant impérialisme de l’oncle Sam autant que pour des raisons culturelles évidentes, il serait préférable que ces capitaux soient sud-américains.

Pourquoi, puisque nous sommes tous d’accord sur le caractère malsain de l’euro, ne pas utiliser ces régions pour développer une monnaie alternative utilisant une base locale (je pense à l’eusko par exemple au Pays Basque) et encouragent une économie sociale de proximité correspondant à la vision de l’écologie que je défends ici. Et il y a une façon de ne pas opposer ces régions à la réalité nationale!

 

 

 

 

 

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