23-01-2014

LE CONSUMERISME EST-IL UN NOUVEAU TOTALITARISME?

            Cela peut paraître doublement paradoxal à l’heure de la crise et à l’heure où toute l’attention écologiste « officielle » se porte sur un « réchauffement climatique » non avéré-du moins pas ce début d’hiver où la tendance océanique rend la problématique ouest-européenne très différente de celle d’outre-Atlantique notamment- mais il semble que, malgré la constitution de certains réseaux tels ue les A.M.A.P, le (sur)consumérisme reste entendu comme un standard absolu qui doit être imposé à tous ceux qui prétendent  avoir une vie sociale, qu’il s’agisse de revenus du travail, de capital ou de redistribution sociale.

            Pourtant, la pauvreté croissante de nos sociétés post-modernes occidentales en instance de « rattrappage-économique, industriel et, partant, géopolitique-par les fameux « B.RI.C.S. », aboutissant à cette absurdité écologique des flux généralisés de marchandises (absurdité devenant économique lorsque l’on préfère verser des revenus de redistribution qu’employer des travailleurs)-pourrait laisser envisager une modification du standard de consommation.

            Il n’en n’est rien et, pendant que les personnes en situation de pauvreté s’entassent dans les logements urbains insalubres ou surfinancés par la collectivité et amplifient leur consommation de produits d’importation-moins chers-, déconnectés qu’ils sont de toute vie sociale, les pouvoirs publics, organismes sociaux et associations visant avant tout à permettre à ces gens de ne pas modifier leur mode de vie autant que faire se peut, quitte à leur assurer parfois un plus grand potentiel de consommation que la fraction « inférieure » des classes moyennes…au frais du contribuable!Il n’est que de constater la propension au « surchauffage » des logements H.L.M. comme la prise de partie systématique, dans les lieux publics, en faveur de ceux qui réclament de facto une surconsommation énergétique pour en conclure que, en matière d’écologie et d’économies, « il y a encore de la marge », heureusement sur ce point…

 

       En expliquant aux gens qu’il y a un « standard minimum », on les habitue à une situation de « créanciers perpétuels », à qui…l’on doit tout, en quelque sorte. C’était bien différent dans les campagnes autrefois où les personnes en difficulté se voyaient offrir le gîte et le couvert en échanges de quelques mensus services, peu difficiles à trouver. Une bonne partie du malaise réside effectivement  dans la citadiisation généralisée…

Pourtant comme disait  Sully « labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » signifiant a osteriori que, dès lors que l’on parle de subistance, ou d’essentiel, c’est dans la terre que l’on trouve la véritable richesse…mais pas pour les fainéants ou les individualistes entretenus par l’ »Etat-Providence »-c’est toute la thématique du « solitaire solidaire ».

         Alors si le modèle consumériste persévère en dépit du bon sens-je ne nie pas la nécessité de tentative de réindustrialisation ou de développement des « énergies renouvelables », au point que tous les économistes voient en elle la stratégie de la relance et au point de réduire ceux qui voient les choses autrement à l’état de marginaux, il faut en conclure qu’il s’agit, en quelque sorte, d’un nouveau totalitarisme.

Et ce totalitarisme va loin, en matière sociétale comme on le constate en termes de « remboursement » de l’IVG mais c’est un autre débat parfois mal exploité…

Publié par ecoloreac dans Non classé | RSS 2.0

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