18-01-2017

L’EMERGENCE D’UN MONDE MULTIPOLAIRE REND OBSOLETE L’OBLIGATION TENDANCIEUSE DE L’ANGLAIS (GLOBISH)

D’un strict point de vue « linguistique », l’anglais se trouve aujourd’hui être la troisième langue parlée au monde, après le chinois mandarin- lequel présente néanmoins  le double désavantage de sa difficile accessibilité et de son extrême concentration géographique-, et l’espagnol-qui semble avoir bénéficié de l’essor des « classes moyennes » dans l’Amérique Latine profonde mais n’a jamais vraiment eu le statut de langue diplomatique ou économique-, ce qui n’est pas en soi si extraordinaire compte-tenu de l’importance de l’ancien Empire Britannique.

Mais c’est du point de vue économique et financier, l’aspect diplomatique qui la verra supplanter le français-, que cette langue qui, contrairement aux langues « latines » (français, espagnol, portugais, italien dans une moindre mesure), n’a jamais fait l’objet d’une volonté de transmission aux peuples indigènes-sauf un peu dans les Indes-,  va au cours de l’après-guerre bénéficier d’un processus qui aboutira à la situation où elle frôle aujourd’hui l’incontournable dans les relations internationales alors même que, dans sa principale puissance-vecteur que sont les Etats-Unis d’Amérique (comprenant quand même plus de cinquante millions d’hispanophones!), elle ne « servait » que ce vecteur pratique entre locuteurs de langues germaniques et, plus nombreux mais moins influents (la  « mafia italienne » ne transmet pas l’italien), locuteurs de langues latines. Les « élites » et les institutions européennes aujourd’hui lui facilitent encore la tâche, allant jusqu’à la prôner entre locuteurs de ces dernières, malgré une petite ébauche de résistance « latine » lors d’un dernier forum à Porto Alegre!

Simplement, cette domination, subie aussi dans les faits par les pays asiatiques (jusqu’aux anciens protectorats français d’Indochine!) et la Russie reposait sur une certaine bi-polarité ou uni-polarité aujourd’hui remise en question par les « B.R.I.C.S » (dont certains sont d’ailleurs anglophones et dont les autres ont joué le jeu de l’anglais comme langue internationale jusqu’à présent). Ce n’est plus tout à fait le cas et, dans la Russie de Poutine à la langue « européenne » d’importance la plus complexe, un « Institut des Langues Latines » a vu le jour ce qui n’est pas sans importance, tandis que la Russie n’emploie jamais le « globish » avec ses interlocuteurs du continent  asiatique (sauf l’Union Indienne) ce qui suppose des réseaux d’interprètes aussi bien avec la Chine qu’avec la Turquie ou l’Iran.

Profitons-en pour rappeler que, de Macao, des interprètes chinois/portugais spécialisés en économie ont permis à la Chine de prendre pied en Afrique et en Amérique du Sud. Et le français? Il est vrai que, contrairement à l’Amérique Latine, l’Afrique « francophone » dispose de « classes moyennes » encore minoritaire et n’utilise la langue de Molière que comme outil de communication entre différentes ethnies. Il reste qu’elle y est quand même très attachée (je ne parlerais pas ici de son « détournement » immigrationniste qui pourrait avoir aussi un volet ‘ remigrationniste)  et c’est un peu comme cela que l’espagnol s’est répandu dans les Amériques!

Alors, faut-il s’y resoudre? Certainement pas et il suffirait peut-être de limiter l’anglais au « strictement indispensable » (lorsqu’il n’ y a pas d’autre « solution ») avec usage obligatoire du français en matière diplomatique, et, par ailleurs, au lieu de combattre les langues « régionales », de les promouvoir comme langue « identitaire », quitte à reléguer la langue « principale » au rang « internationale », comme un Catalan qui ignorerait l’anglais et utiliserait le français ou l’espagnol comme langues internationales!

Publié par ecoloreac dans Non classé | RSS 2.0

Laisser un commentaire

Le Pays |
Les incendies en France |
News |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | aidoCopro
| l'actue des starlette
| INDIGNEZ VOUS!