FUKUSHIMA

Vous vous souvenez probablement du courriel que je vous avais envoyé en juin dernier. Ce courriel s’intitulait : Fukushima – grippe H1N1 : une même logique médiatique. Si vous voulez le relire, il vous suffit de suivre ce lien. Dans ce courriel, je vous partageais une série de questions que je me posais (et que je me pose toujours), dont la première était :

Pourquoi les médias ont cessé de nous informer dix jours après la catastrophe nucléaire de Fukushima, alors que la situation là-bas ne cesse de s’aggraver ?

Plus de six mois après le début de cette catastrophe qui est toujours en cours (je vous rappelle que la situation n’est toujours pas maîtrisée là-bas et que la contamination des eaux et des sols se poursuit quotidiennement), je suis extrêmement frustré de ne pas disposer d’informations fiables à propos des conséquences que Fukushima a sur ma vie quotidienne. Mon entourage peut en témoigner. Les gestes les plus simples de ma vie quotidienne deviennent source de questions sans réponse :

À cette dernière question, ma réponse, c’est qu’ils se croient informés alors qu’ils ne le sont pas. Nos médias dominants se rendent de plus en plus coupables de diffuser une propagande mensongère à propos des questions vitales qui concernent notre vie quotidienne, notre avenir, notre santé et notre survie économique… En 1986, les médias ont-ils avertis les citoyens français du passage du nuage radioactif de Tchernobyl au-dessus de leurs têtes ? Non. Ils ne voulaient pas nous affoler !!! Et même si le taux de cancers de la thyroïde a augmenté dans les régions touchées, la justice française vient de rejeter l’ensemble des actions qui réclamaient des indemnisations pour les conséquences de cette tromperie politico-médiatique. Alors, pensez-vous réellement que cette fois-ci, nous serons prévenus ? Permettez-moi d’en douter…

À l’heure où je vous écris, vous êtes plus de 20.000 destinataires francophones de cette lettre. D’après vos localisations géographiques, plus de 90 % d’entre vous vivent à moins de 200 kilomètres d’une centrale nucléaire. Autant dire que nous avons presque tous une centrale dans notre jardin. La distance qui sépare Tokyo et Fukushima est de 240 kilomètres ! Et la contamination de l’eau et des sols de Tokyo est catastrophique. Mais même en Amérique du Nord et en Europe, à des distances comprises entre 5.000 et 15.000 kilomètres, le lait et les fromages de nos vaches sont contaminés. Avez-vous réfléchi à ce qui se passera lorsqu’une nouvelle centrale connaîtra un accident majeur ? Combien de centrales devront encore pêter avant que nous nous levions pour dire à nos gouvernements que nous voulons pouvoir boire de l’eau sans nous poser de questions ?

Ces derniers mois, je me sentais impuissant face à l’inertie de mes concitoyens. La question qui me hantait était : comment réveiller les consciences ? Comment faire en sorte qu’une frange beaucoup plus large de la population comprenne les dangers réels que nous courons au quotidien avec le nucléaire ?

En ce mois de septembre, j’ai une réponse qui me redonne espoir. Et c’est du concret. Mais pour que cet espoir devienne une réalité, votre implication est nécessaire, Christophe. Je m’explique.

Si nous voulons qu’un large mouvement citoyen exige des gouvernements la sortie du nucléaire, il faut que les citoyens ne soient plus désinformés. Et si nous voulons que les citoyens soient informés par des canaux non manipulés, il faut leur donner des informations indépendantes de tout conflit d’intérêt. Mais qui dit information indépendante, dit nécessité d’un financement indépendant.

LE PROJET QUE JE VOUS PROPOSE EST DE CONTRIBUER À FINANCER LA PREMIÈRE ÉTAPE D’UN DOCUMENTAIRE SUR FUKUSHIMA, EN FAISANT UN DON DÈS AUJOURD’HUI DE 10 EUROS MINIMUM, en cliquant sur ce lien.

Ce projet de documentaire qui sera produit en français, en anglais et en japonais s’intitule « Message in a bottle from the kids of Fukushima to the world », ce qui veut dire « Une bouteille à la mer, des enfants de Fukushima adressée au Monde ».

messageinbottle.jpg           alain-de-halleux_tchernobyl1.jpg

Je connais personnellement le réalisateur de ce projet, Alain de Halleux, un belge vivant à Bruxelles. Il n’en est pas à son coup d’essai. Depuis qu’il a découvert brutalement en 2006 que la centrale de Forsmark en Suède était passée à quelques minutes du meltdown, il s’est engagé dans des films destinés à alerter l’opinion sur les dangers de l’atome (dont RAS : NUCLEAIRE RIEN A SIGNALER, CHERNOBYL 4 EVER). C’est l’idée qu’un deuxième Tchernobyl soit possible, même dans les pays avancés technologiquement, qui l’a décidé à mettre toutes ses énergies et tout son talent à cette mission d’information.

Depuis la catastrophe de Fukushima, le dernier documentaire d’Alain de Halleux, CHERNOBYL 4 EVER a été vu par plusieurs dizaines de millions de personnes (dont plusieurs millions de Japonais sur la chaîne NHK) et contribue déjà, à son niveau, à faire bouger les consciences endormies.

Malgré le fait que sa situation financière est très difficile (ceux qui travaillent dans le documentaire savent de quoi je parle !), celui-ci a décidé de consacrer toutes ses énergies dans la production et la réalisation d’un nouveau documentaire de 75 minutes consacré au message que les enfants de Fukushima pourraient envoyer au monde pour leur parler du nucléaire. Vu la notoriété et la réputation de sérieux d’Alain, il ne fait aucun doute que des télévisions coproduiront le film. Mais pour l’instant, le réalisateur a besoin de 10.000 euros pour partir à Fukushima  fin octobre pour effectuer les repérages, pour choisir les familles qui témoigneront, pour prendre des contacts sur place.

Ces 10.000 euros, Alain ne les a pas. Moi non plus. Par contre, si vous, Christophe, donnez 10 euros (ou plus) maintenant, et si vous transmettez ce message à votre liste d’envoi ou si vous le publiez sur votre site Internet, je suis certain qu’avant le 15 octobre 2011, nous aurons réuni cette somme. Pour effectuer le don maintenant, suivez ce lien.

Sous ma signature, vous trouverez toutes les informations qu’il vous sera utile de consulter pour vous rassurer sur le sérieux du projet. À nouveau, je ne vous demande pas de me croire sur parole. Je précise que je n’ai aucun intérêt dans cette opération. Le temps que j’ai passé à rédiger ce courriel, l’argent que j’ai payé pour envoyer ce courriel aux 23.000 personnes qui font partie de ma liste d’envoi, je les offre à Alain de Halleux parce qu’il le mérite. Mais je le fais surtout, parce que je veux offrir à mes filles et à mes petits-enfants futurs une planète où il sera moins dangereux de vivre qu’aujourd’hui.

Alors, Christophe, je compte sur vous ! Pensez-y. Dix euros ou plus pour contribuer à un éveil massif des consciences, c’est dérisoire. Dix euros ou plus pour contribuer à ce que nos enfants aient une planète viable, c’est infime. Mais en donnant cette somme, vous ferez la différence !

Restons debout, conscient et sans peur !

jjc-2008-nl04.jpg

Jean-Jacques Crèvecoeur, Montréal (Québec)

www.jean-jacques-crevecoeur.com

PS : Je vous autorise à reproduire, à diffuser, à traduire, à publier sur vos sites et vos blogs le présent courriel. Merci, simplement, de le publier intégralement et d’en citer la source. Vous recevrez dans quelques jours la version anglaise de ce texte que vous pourrez transmettre à vos contacts étrangers.

Si vous voulez prendre connaissance du projet : MESSAGE IN A BOTTLE et si vous voulez faire un don de 10 € ou plus, cliquez sur ce lien.

Si vous souhaitez visionner le dernier documentaire d’Alain de Halleux : CHERNOBYL 4 EVER,  cliquez sur l’affiche :

chernobylforever.jpg

Si vous voulez entendre l’entrevue qu’Alain de Halleux a accordée à la chaîne de télévision ARTE, à la sortie de son documentaire, en plein début de crise de Fukushima, cliquez sur l’affiche :

interviewalaindehalleux.png

Laisser un commentaire

Le Pays |
Les incendies en France |
News |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | aidoCopro
| l'actue des starlette
| INDIGNEZ VOUS!