OGM: UNE DECISION SCANDALEUSE DE LA COMMISSION DE BRUXELLES

L’Europe autorise la culture d’une pomme de terre OGM

Mots clés : commission européenne, ogm, BRUxelles, BASf

Par Marielle Court
03/03/2010 | Mise à jour : 08:43
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La pomme de terre Amflora est le deuxième OGM à recevoir l'agrément européen, après le maïs MON810 de Monsanto en 1998.
La pomme de terre Amflora est le deuxième OGM à recevoir l’agrément européen, après le maïs MON810 de Monsanto en 1998. Crédits photo : AFP

La Commission européenne autorise, «à des fins industrielles», la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF.

OGM: UNE DECISION SCANDALEUSE DE LA COMMISSION DE BRUXELLES coeur-La Commission européenne a annoncé, ce mardi, qu’elle autorisait la culture d’une pomme de terre OGM. Baptisé «Amflora», ce tubercule ne pourra être cultivé «qu’à des fins industrielles», pour l’amidon et pour l’alimentation animale.

Cette décision relance la question des OGM en Europe. La dernière fois que la Commission a autorisé la culture d’un OGM remonte à 1998 avec le maïs Mon 810. «Des réponses ont été apportées à toutes les questions scientifiques, particulièrement celles concernant la santé», a expliqué John Dalli, le commissaire à la santé et à la protection des consommateurs pour justifier ce choix dans une Europe où les opinions publiques sont très divisées sur le sujet. «Nous devons continuer d’aller de l’avant dans l’ère nouvelle des technologies», a-t-il poursuivi avant d’ajouter: «Tout délai supplémentaire aurait été injustifié».

Destinée à la fabrication de papier glacé

Une victoire pour le groupe allemand BASF à qui revient la paternité de cette pomme de terre pour laquelle il a déposé sa première demande d’autorisation il y a 13 ans. L’industriel n’attend plus que l’approbation formelle de la Suède avant de se lancer dans la commercialisation de cette variété destinée essentiellement à la fabrication de papier glacé ou de certains bétons et adhésifs. «Une utilisation alimentaire n’est pas prévue», insistait le groupe hier.

Les réactions pour autant ne se sont pas fait attendre. Alors que les associations écologistes de Bruxelles se disaient choquées en raison notamment «d’inquiétudes au sujet d’un gène résistant aux antibiotiques» et d’un risque de dissémination, les Verts ont également vivement réagi, ainsi que le ministre italien de l’Agriculture. «Nous sommes contre cette décision», a-t-il déclaré. «Le fait de rompre la prudence d’usage qui était respectée depuis 1998 est un acte qui risque de modifier profondément le secteur primaire européen. Non seulement nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision mais nous tenons à répéter que nous ne permettrons pas que cela remette en question la souveraineté des Etats membres en la matière».

En France, Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie a annoncé de son côté qu’il attendait l’avis du HCB (haut conseil sur les biotechnologies) sur cette pomme de terre pour prendre la décision d’autoriser ou non, sa culture. En cas de refus, il devra comme pour le maïs Mon 810 mettre en place une nouvelle clause de sauvegarde. A moins que d’ici là, la proposition de la Commission européenne de laisser aux états membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM sur leur territoire ait été adoptée

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